Observer un loir s’installer dans nos habitations soulève de nombreuses questions sur son alimentation et ses habitudes. Ce petit rongeur omnivore, pesant entre 70 et 250 grammes et mesurant jusqu’à 30 centimètres queue comprise, possède un régime alimentaire particulièrement varié qui lui permet de s’adapter à différents environnements, y compris nos maisons. Comprendre ce qu’il recherche dans nos intérieurs nous aide à mieux protéger nos réserves alimentaires et à prévenir les dégâts matériels.
En bref :
| Points essentiels | Informations détaillées |
|---|---|
| 🐭 Caractéristiques du loir | Rongeur omnivore de 70 à 250 grammes, hibernant six à sept mois |
| 🍫 Aliments préférés | Privilégier les denrées sucrées et grasses : chocolat, confiture, biscuits, fruits secs |
| ⚠️ Dégâts causés | Souiller les provisions par déjections, endommager câbles électriques et isolation thermique |
| 🏠 Prévention efficace | Conserver les aliments dans des contenants hermétiques en verre ou métal |
| 🪤 Solution de capture | Utiliser des nasses sans mise à mort appâtées avec pommes ou noix |
| 🦠 Risques sanitaires | Transmission possible de salmonellose et transport de parasites comme puces et tiques |
Nous constatons régulièrement que les loirs manifestent une nette préférence pour les aliments riches en calories, notamment lorsqu’ils préparent leur hibernation qui dure environ six à sept mois, d’octobre à avril. Cette période de repos prolongé nécessite d’importantes réserves de graisse, ce qui explique leur appétit vorace à l’approche de l’automne.
Les préférences alimentaires du loir dans nos intérieurs
Dans une maison, le loir prouve un attrait particulier pour les denrées sucrées et grasses facilement accessibles. Son odorat remarquablement développé lui permet de repérer les sources de nourriture même à travers les emballages. Nous observons qu’il se dirige prioritairement vers les biscuits, pâtisseries, chocolat, confiture et miel stockés dans nos placards. Ces aliments constituent pour lui une source énergétique idéale avant sa longue période d’hibernation.
Les céréales et féculents figurent également parmi ses cibles privilégiées dans nos cuisines. La farine, le riz, les pâtes et le pain, qu’il soit frais ou rassis, attirent particulièrement ce visiteur nocturne. Nous retrouvons fréquemment des emballages percés et des miettes dispersées autour de ces denrées. Les graines destinées aux oiseaux ne sont pas épargnées non plus, surtout lorsqu’elles sont entreposées dans des zones accessibles comme les greniers ou celliers.
Contrairement aux idées reçues, le loir ne se contente pas d’aliments végétaux. Il recherche également des protéines pour compléter son régime omnivore. Les restes de repas contenant viandes ou poissons, le fromage, ainsi que les croquettes pour chats ou chiens constituent des sources protéiques appréciées. Nous avons même constaté qu’il n’hésite pas à s’attaquer aux œufs lorsqu’il en trouve l’occasion, comportement qu’il adopte également face à d’autres nuisibles domestiques qui peuvent partager son territoire.
| Catégorie d’aliments | Exemples typiques | Niveau d’attraction |
|---|---|---|
| Aliments sucrés | Chocolat, confiture, gâteaux | Très élevé |
| Céréales | Farine, riz, pâtes, pain | Élevé |
| Fruits frais | Pommes, poires, raisins | Très élevé |
| Fruits secs | Noix, noisettes, amandes | Maximal |
| Protéines | Fromage, restes de viande | Moyen à élevé |
Les dommages provoqués et signes révélateurs
Au-delà de la consommation pure, les loirs causent des dégâts bien supérieurs à la quantité d’aliments réellement ingérée. Nous observons systématiquement que ces rongeurs souillent beaucoup plus de provisions qu’ils n’en mangent effectivement. Leurs déjections et leur urine contaminent rapidement les denrées stockées, obligeant à jeter des quantités importantes de nourriture. Cette caractéristique en fait un nuisible particulièrement problématique pour nos réserves alimentaires.
Les indices de leur présence ne trompent pas : aliments grignotés partiellement, miettes accumulées dans les placards, emballages percés et provisions diminuant mystérieusement. Nous examinons également de petites crottes noires près des zones de passage et autour des nids qu’ils construisent, généralement dans les combles. Ces galettes fécales constituent un marqueur fiable de leur activité nocturne.
Les risques sanitaires associés nécessitent notre vigilance particulière. La transmission potentielle de salmonellose et d’autres bactéries présentes dans leurs déjections représente un danger réel pour les occupants. Les parasites qu’ils transportent, notamment puces et tiques, ajoutent une dimension supplémentaire aux problèmes qu’ils occasionnent. Nous constatons d’ailleurs que ces précautions s’appliquent également pour d’autres nuisibles susceptibles d’envahir nos habitations.
Mais les dégâts ne se limitent pas aux aliments. Ces rongeurs s’attaquent aux câbles électriques, créant ainsi des risques d’incendie et de court-circuit. L’isolation thermique, notamment la laine de verre dans les parois et plafonds, subit également leurs assauts répétés. Cette détérioration entraîne une perte d’efficacité énergétique et une augmentation notable des factures de chauffage. Les charpentes, boiseries et cloisons ne sont pas épargnées, fragilisant parfois la structure même de nos habitations.
Stratégies préventives et solutions respectueuses
Pour limiter l’installation de ces visiteurs indésirables, nous recommandons vivement une conservation hermétique de toutes les denrées alimentaires. Les bocaux en verre ou les contenants métalliques constituent des barrières efficaces contre leur odorat développé. Nous stockons systématiquement les fruits frais au réfrigérateur plutôt que dans des corbeilles sur le comptoir, particulièrement en période automnale lorsque ces rongeurs recherchent activement de quoi constituer leurs réserves.
Le nettoyage régulier et minutieux élimine les miettes et résidus qui pourraient les attirer. Nous évitons absolument d’entreposer des provisions dans les greniers ou combles, zones qu’ils privilégient pour hiberner. La nourriture pour animaux domestiques doit également être rangée dans des contenants parfaitement hermétiques après chaque utilisation.
Si malgré ces précautions un loir s’est installé, nous privilégions systématiquement des méthodes de capture sans mise à mort. Les nasses grillagées ou cages à double entrée, appâtées avec des morceaux de pomme, noix ou fruits sucrés, permettent une capture respectueuse. Nous manipulons ces pièges avec des gants pour éviter de déposer notre odeur qui éveillerait la méfiance naturelle de l’animal. Cette approche s’inscrit dans une démarche respectueuse de la biodiversité, le loir étant une espèce protégée dans certaines régions depuis 1976.
Observer et comprendre le comportement alimentaire du loir nous permet d’adopter les bons gestes préventifs tout en respectant cet animal qui fait partie de notre écosystème.









