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Récolte ! La Vipérine commune, plante serpentine et mellifère

13 Oct 2022
Photo : Gentiana-Martin Kopf Echium vulgare

Focus sur la Vipérine commune – Echium vulgare

Son nom latin fait référence au grec « echion », qui signifie vipère. D’autres théories évoquent le lien entre la plante et le serpent, par exemple du fait qu’elle pousse dans des milieux bien exposés, sur les terrains caillouteux, ou dans les friches. Une autre théorie fait le lien avec son pistil bifide (fendu en deux dans le sens de sa longueur), semblable à une langue de serpent.
Enfin, on retrouve dans de vieux écrits la mention qu’elle pouvait être utilisée en cas de morsure de serpent.

Comment la reconnaître ?

Cette plante bisannuelle a des tiges dressées, parsemées de petites tâches et couvertes de poils rêches. Ces poils sont composés principalement de silice.

La Vipérine a une inflorescence qu’on appelle « scorpioïde » (en forme de queue de scorpion), typique de la famille des Borraginacées. Les feuilles basales sont épaisses et disposées en rosette. Elles sont grandes et munies de pustules.
Les feuilles des tiges, sont plus courtes et plus étroites.

Les boutons floraux sont roses, alors que la fleur épanouie est violette. La couleur est très variable selon les individus. Les fleurs violettes peuvent tirer sur le bleu foncé.

Et les graines ?

Les fruits de la vipérine sont petits (2,5 mm), secs et indéhiscents (ils tombent entiers de la plante mère). Ils contiennent chacun une seule toute petite graine, et sont groupés par 4 (tétrakène).

Selon les plants, la plante peut produire plus de 1000 graines. Ces graines sont généralement dispersées par le vent dans un rayon de quelques mètres autour de la plante mère, mais elles peuvent également être transportées par l’eau, car les graines flottent, ou par les animaux. L’homme favorise par ailleurs le transport des graines à grande distance, par exemple dans le foin ou le déplacement de terre. Il est plus facile de faire la récolte des graines avec des gants, et il faut éviter de se toucher le visage avec.

Où pousse-t-elle ?

Elle est fréquente dans les friches, jachères et bords des chemins, plutôt sur terrain calcaire. Cette plante peut atteindre quasi 1mètre de haut, mais, souvent malmenée, elle s’adapte, et on la trouve souvent plus petite.

Quel intérêt pour la biodiversité ?

La Vipérine est une plante très mellifère, elle apporte un nectar abondant pendant plusieurs semaines, qui nourrit un grand nombre d’insectes. A titre d’exemple, un hectare de cette plante peut fournir 300 à 400 kg de miel.

Peut-on la manger ?

Les jeunes feuilles de la rosette hivernale de la vipérine commune peuvent être consommées cuites en petite quantité. Attention toutefois pour la consommation, car cette plante contient des alcaloïdes, toxiques pour le foie à haute dose.

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