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Gentiana : A la recherche de la Nivéole de printemps (Leucojum vernum L.)

16 Fév 2021

Objectif de la campagne

Collecter des données sur la nivéole de printemps pendant les mois de février, mars et avril afin d’améliorer la connaissance sur sa répartition et de faciliter sa protection.

Contexte :

Pour être efficaces, les différentes politiques de préservation de la biodiversité doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes.
La connaissance sur la flore régionale a fait un grand bon grâce au travail associatif mais aussi grâce aux programmes d’inventaires de terrain des conservatoires botaniques nationaux.
Malgré tout, la connaissance sur certaines espèces reste fragmentaire en raison de la surface importante à couvrir.

Impliquer les citoyens dans la connaissance de la flore patrimoniale permet de démultiplier le réseau d’informateurs tout en permettant leur sensibilisation.

Les informations ainsi recueillies permettent :

  • de donner plus de poids aux états des lieux (niveau local, mais aussi niveau régional voire national pour certaines espèces)
  • de mesurer à terme l’évolution des populations
  • d’encourager la mise en place de politiques de conservation (petits ENS, mesures de gestion, …)
  • d’alimenter la connaissance sur des secteurs pas ou peu connus.

Comment la reconnaître ?

Cette petite plante glabre annonce le printemps. Les feuilles, toutes basales, sont vert foncé, charnues, allongées en ruban, plus courtes que la tige. Cette dernière a une section triangulaire et porte à son extrémité une fleur solitaire (exceptionnellement deux), penchée, en forme de cloche. La corolle est formée de six tépales blancs identiques, ovales, dont l’extrémité, pointue, est épaisse et tachée de vert clair.

Frédéric Gourgues, FNE

Caractéristiques :

  • Plante bulbeuse de 10-30 cm, totalement glabre ;
  • Feuilles au nombre de 3-4, toutes à la base, vert foncé, larges de 5 à 10 mm, allongées en ruban, obtuses, plus courtes que la tige ;
  • Fleur blanche, grande, ordinairement solitaire, penchée, odorante ;
  • Tépales blancs, identiques en taille et en forme, à extrémité tachée de vert clair;

Le fruit est une capsule en forme de poire.

Attention à ne pas la confondre avec :

La Nivéole d’été (Leucojum aestivum L.) qui est généralement deux fois plus grande et dont l’inflorescence est composée de fleurs semblables à celles de la Nivéole du printemps mais groupées par trois à sept.

Le Perce-neige (Galanthus nivalis L.) qui présente des feuilles d’un vert bleuté et dont les tépales sont dissemblables : les trois extérieurs sont entièrement blancs, plus ou moins écartés, longs d’environ 2 cm ; les trois intérieurs, blancs également mais deux fois plus courts, ont leurs extrémités rapprochées, échancrées et munies d’une tache verte.

Où la trouver ?

La Nivéole du printemps s’installe souvent en grandes populations dans des sous-bois de feuillus (le plus souvent en hêtraies) ou des pâturages en lisière de bois, de la plaine à l’étage montagnard. Elle exige des milieux frais, souvent humides, au sol profond, sur substrat calcaire.

Cette plante d’Europe centrale et méridionale est présente essentiellement dans la moitié est de la France.
Dans le département de l’Isère, sa distribution s’étend aux collines péri-alpines et aux massifs les plus frais et les plus humides. Elle est relativement abondante sur tous les reliefs calcaires : Chartreuse, Vercors, Monts du Chat et Île Crémieu.

Sur la métropole grenobloise, l’espèce est à rechercher sur les contreforts de Chartreuse, Vercors, et Belledonne. Elle semble très rare en plaine.

Est-elle menacée et protégée ?

C’est une espèce qui fait l’objet d’une cueillette traditionnelle qui peut remettre en cause la pérennité de ses populations et justifie pleinement l’interdiction de cueillette dont elle bénéficie dans le département de l’Isère. Par ailleurs, la récolte de bulbes pour la transplantation dans les jardins de particuliers ou pour la vente contribue à sa raréfaction.

Ses stations en sous-bois peuvent également être mises en danger par des modifications du couvert forestier (déboisement ou enrésinement).

Une adaptation aux sous bois ombragés

Les géophytes printaniers, à l’instar de cette nivéole, se développent rapidement en fin d’hiver et au printemps grâce aux réserves contenues dans leurs bulbes. En sous-bois, ils profitent ainsi de la lumière avant qu’elle ne soit, en grande partie, interceptée par le feuillage des arbres. Lorsque celui-ci atteint son plein développement, les géophytes entrent en dormance dans la pénombre, tandis que les plantes adaptées à une insolation réduite poursuivent leur cycle.

Saisissez vos données !

Il est possible de se rendre directement sur le site de Gentiana afin de trouver le formulaire de saisie en ligne. http://www.gentiana.org/page:mission_flore

Il est également possible d’envoyer les informations par email à
Notez un maximum d’informations :

– point cartographique précis.

– photos

– nombres approximatifs de pieds

– surface de la zone

– type de milieu

– stade de développement

– …

Bonne recherche à tous

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