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Au jardin sauvage : l’Isopyre Faux Pigamon

29 Mar 2022

En ce moment au jardin Sème Sauvage fleurit l’Isopyre Faux Pigamon (Isopyrum thalictroides L.), de la famille des Renonculacées.

Cette plante à petites fleurs blanches croît jusqu’à 15 à 30 centimètres de hauteur. De souche vivace, elle se développe en rampant.
L’Isopyre est aisément reconnaissable à ses feuilles glabres, biternées (3 fois 3 folioles). Ses folioles sont elles-mêmes trilobées et munies de stipules* membranées qui ressemblant à celles de l’Ancolie Commune (Aquilegia vulgaris). Ses petites fleurs d’un blanc pur, peu nombreuses, sont cependant plus discrètes. Il s’agit de fleurs pédonculées, bractéolées, à cinq pétales. Le diamètre de la corolle ne dépasse pas les 20 mm. Ses fruits allongés et plat (voir photo ci-dessous) nous rappellent aussi ceux de l’Ancolie.

@Tela-botanica_CC-BY-SA 2.0 FR_FlorentBeck

Il est possible de retrouver l’Isopyre sur une large partie de l’Europe centrale. Sa présence est assez rare voire nulle selon les régions françaises, elle est donc protégée sur une grande partie de son aire de développement.

L’Isopyre est une plante qui se développe dans les étages collinéens et montagnards, en dessous de 1000 mètres d’altitude. Il s’agit d’une plante d’ombre, elle aime donc s’installer sous divers types forestiers et sur des sols plutôt calcaires, frais ou humides.

Cette espèce peut être cultivée comme plante ornementale, avec attention cependant car, comme beaucoup de Renonculacées, elle contient des alcaloïdes et est donc vénéneuse, comme le montre son nom en grec (pyros) qui évoque le feu.
D’après certaines théories médicales, les alcaloïdes de l’Isopyre seraient efficaces pour le traitement du paludisme, mais au vu de la rareté de la plante, son efficacité n’a pas encore été démontrée.

L’Isopyre faux pigamon reste une plante portant bien des mystères à déceler. Alors c’est à vous, botanistes en herbe, de nous délivrer ses autres secrets !

*En botanique, les stipules sont des pièces foliaires, au nombre de deux, en forme de feuilles réduites situées de part et d’autre du pétiole, à sa base, au point d’insertion sur la tige (source : article de Wikipédia)

Article rédigé par Lucie Breton, stagiaire Sème sauvage

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